Les Comtes de LE PAYS DU TEILLEUL derniers résidants au château de Niedernai
LE PAYS DU TEILLEUL est l’une des trois branches issue de la famille LE PAYS.
La famille LE PAYS a fourni plusieurs capitaines qui se sont distingués dans les guerres de religion sous les règnes de François II, Charles IX, Henri III et Henri IV.
Entre autres personnages remarquables qu'elle a produits dans les siècles passés, nous en citerons un auquel la Biographie universelle de Michaud a consacré une longue notice : René le Pays , seigneur du Plessis-Villeneuve, poète et bel esprit, chevalier des ordres de Saint-Maurice et de Saint-Lazare.
Il naquit en 1034, à Avranches. Il fit la guerre en Espagne, voyagea en Angleterre, en Flandres et en Hollande, puis revint en Bretagne pour voir sa famille. Ensuite, il fut nommé directeur-général des gabelles du Dauphiné et de la Provence. Il passa dans ces deux provinces la plus grande partie de sa vie et composa la plupart de ses ouvrages à Grenoble et à Valence. L'académie d'Arles l'admit au nombre de ses membres et le duc de Savoie le décora des ordres de Saint-Maurice et de Saint- Lazare en 1670. Il mourut à Paris, le 30 avril 1690, et fut enterré à Saint-Eustache. Lorsque Louis XIV fit rechercher les faux nobles dans la province du Dauphiné, René le Pays écrivit au conseiller d'Etat Dugué, qui était chargé de ce soin, une lettre badine dans laquelle il fit descendre sa muse d'Homère par la branche de Voiture, avec le talent duquel le sien avait beaucoup de rapport.
De nos jours, la famille le Pays est divisée en trois branches bien distinctes, dont on lira plus bas la filiation authentique, savoir : 1° celle DE BOURJOLLY, qui est l’aînée ; 2° celle DE LA RIBOISIERE ; 3° et celle DU TEILLEUL .
La branche de le Pays de Bourjolly a l'insigne honneur d'être apparentée directement à la Maison Impériale de Bonaparte. En effet, mademoiselle Renée le Pays de Bourjolly, grand ‘tante du général le Pays de Bourjolly, sénateur, mariée en secondes noces à M. de Beauharnais, eut pour petit-fils le vicomte de Beauharnais, qui épousa Marie-Rose Tascher de la Pagerie (devenue plus tard l'Impératrice Joséphine),dont la fille, la Reine Hortense, est mère, comme on le sait, de l'Empereur Napoléon III.
La branche passée en Dauphiné ayant été assignée à la requêté d'Ambroise-Tiger, préposé à la recherche des usurpateurs de noblesse par-devant l'intendant des provinces de Dauphiné et Lyonnais, elle représenta les titres justificatifs de sa noblesse, dans laquelle elle fut en conséquence maintenue par ordonnance en date du 9 décembre 1669.
Cette ordonnance fut rendue en faveur de René le Pays, écuyer, seigneur du Plessis-Villeneuve, frère aîné de Jules et de Julien le Pays, et oncle paternel de Léonard et Joseph le Pays, fils de Julien.
Peu de temps après cette époque, la branche de Bretagne fut également assignée par-devant l'intendant de cette province, à la requête de M. de la Cour de Beauval, et fut maintenue encore une fois dans sa noblesse par ordonnance rendue le 28 mai 1701, en faveur de Gilles le Pays. A cette occasion, la famille produisit plusieurs titres et entre autres une copie collationnée de l'ordonnance de maintenue rendue par M. Dugué, intendant du Dauphiné, dans laquelle sont énumérés tous les titres justificatifs de la noblesse de René le Pays et de sa famille, remontant à l'année 1560.
René l e Pa y s, oncl e pat ern el de L éon ard et de Josep h , étant d écédé à P aris fort élo ign é de sa fa mille, ses f rères et sœurs renoncèrent à sa succession, ce q ui mit Gilles l e Pa y s, sei gn eur de l a Brimanière , et à pl us forte raison Léo n ard et Joseph, q ui é tai ent a lors mineurs, dans l' imposs ibi li de re présent er les titres de l eur no bl esse, dont Re l e Pa y s, com me l'aîné d e la famille, ét ait posit aire , le ur renonci ati on et l eur é lo ign e ment les a y a nt empêchés d 'en déco u vrir aucu n. Ces motifs, qu'il importe b eaucou p d e faire co nnaî tre aujourd' hui , pu is q u'i ls exp liq uen t suffisa m ment l'absenc e actu el le de t itres da ns l a famille, a y a nt ét é reconnus va la bles par l'i nt enda nt de Bret agn e, celui-ci rendit un arrêt favorable à la famille, ainsi que le constate un mémoire manuscrit du siècle dernier, qu’elle conserve précieusement dans ses archives. Ce mémoire fournit aussi l’énoncé de plusieurs titres originaux, au nombre desquels nous citerons : Une donation, de dix mille livres, faite le 26 mai 1698 par Gilles Le Pays, écuyer, seigneur de la Brimanière; demeurant ordinairement dans la ville de Rennes, à Léonard Le Pays, seigneur de Villers, Julien Le Pays, de la congrégation des Gentilhommes à Besançon, Joseph Le Pays, sieur de la Haruys, René Le Pays, Denis Le Pays, Olivier Le Pays et Jeanne Le Pays, ses neveux; enfants de feu Julien Le Pays, son frère, écuyer, sieur du Plessis, et de demoiselle Jeanne Jehan, sa femme; cet acte fut reçu par Bechet et lappe, notaires au Châtelet à Paris. une renonciation à la succession de René Le Pays, écuyer, seigneur du Plessis-Villeneuve, faite le 20 mai 1608, par M. Pierre Dardant, seigneur de la Côtardière, demeurant dans la ville de Fougères en Bretagne, au nom et comme tuteur des enfants de lui et de feue demoiselle Marie Le Boisne, sa première femme, sieur et dame de la dainez et de demoiselle Marie Le Pays, sa femme, soeur dudit René Le Pays; cet acte fut reçu par Chupin et Bechet, notaires au Châtelet à Paris. Un autre acte du 10 juin 1690, par lequel Gilles Le Pays, écuyer, sieur de la Brimanière, tant en son nom que comme procureur de noble homme, Guillaume Vincent, sieur des Bassablons, demoiselle Guyonne Le Pays, sa femme, et de demoiselles Jeanne et Marie d’Olivet, filles et héritières de feue dame Jeanne Le Pays, dame de la Martinière, renonce aussi à ladite succession de rené Le Pays, sieur de Plessis-Villeneuve. Cet acte fut reçu parBechet, notaire au Châtelet à Paris. Une procuration du 10 juin 1690, donnée par ledit sieur et dame de Bassablons audit Gilles Le Pays, écuyer, sieur de la Basinière, pour renoncer en leur nom à ladite succession de René Le Pays, leur oncle. Cet acte est signé Bechet, notaire à Fougères. Un autre acte du 19 juin 1690, par lequel demoiselle Jeanne Jehan, veuve de Julien Le Pays, écuyer, sieur du Plessis, au nom et comme tutrice de Joseph, René, Denis, Olivier et Jeanne Le Pays, enfants dudit sieur Le Pays et d’elle, et pour Léonard et François Le Pays, aussi leurs enfants émancipés, renonce à la succession de feu René Le Pays, écuyer, sieur de Villeneuve, leur oncle, chevalier des ordres de Saint Maurice et de Saint Lazare. Cet acte est signé Bechet. Lettres d’émancipation données par le Roi, le 17 juin 1690, à Julien Le Pays, âgé de vingt-un ans ou environ, fils de feu Julien Le Pays, écuyer, sieur du Plessis, et de demoiselle Jehan, sa femme. ces lettres sont signées par le colonel Hurlan. et un autre acte du 28 novembre 1690, par lequel noble homme M. Julien le Boux, docteur en médecine en la faculté de Montpellier, Claude Celledier, veuve d’Ambroise Buigné, sieur de la Frette, et Louis Moyer, tous bourgeois de Paris, certifient que M. René Le Pays, sieur du Plessis-Villeneuve, n’a laissé au jour de son décès pour ses héritiers, que Gilles Le Pays, écuyer, seigneur de la Brimanière, son frère, Léonard, Julien, François, Joseph, René, Denis, Olivier et Jeanne Le Pays, enfants de son frère, demoiselle Guyonne Le Pays, femme de Guillaume Vincent, sieur des Bassablons, et demoiselles Jeanne et Marie d’Olivet, héritières de feue demoiselle Jeanne Le Pays, leur mère, aussi soeur dudit René Le Pays et femme de Claude d’Olivet, écuyer, sieur de l’Ammorinière. Cet acte fut reçu par Bellanger, notaire au Châtelet à Paris. Chirier ne fait remonter la noblesse de la famille Le Pays de Bourjolly qu’à l’année 1500; mais il est certain qu’elle est d’une date plus ancienne, car dans ses archives, il existe une charte de l’année 1302, dans laquelle il est question d’un Le Pays avec la qualité d’écuyer. Voici la traduction littérale de cette charte, qui est en vieux français : « Nous, Jehan Perouls, Jacques de Framvelles, Jean de Travailles, Jean le Sauvages, Colin Perouls et Gautiers Le Pays, escuiers, avons eu et receu de maistre Guillaume Chantre de Milly, et Geufroy Coquatrix, quarante-cinq livres tournois, sur le service que nous faisons au Roi, en l’ost de Flandres. Donné à Arras, merquedi XII jours de septembre, l’an 1302, sous le scel de moi Jehan Perouls, dessus dit On voit que dès le XIVe siècle, la famille Le Pays jouissait de la qualité d’écuyer; quoiqu’il en soit, nous ne pouvons établir la filiation suivie et authentique, comme l’a fait Chorier, qu’à partir de : I - Jean Le Pays , écuyer, seigneur de Bouzillé, vivant en 1500, au lieu de la Mancellière, paroisse de Buez, marié à noble damoiselle Catherine de Grandville, dont il eut : II - François Le Pays, écuyer, seigneur de Bouzillé, né en 1528, qui laissa de son alliance avec Jacqueline Hurel, les deux fils ci-après : 1 - Denis Le Pays, qui suit; 2 - Maurice le Pays, dont le nom se retrouve dans un Rôle de gens de guerre qui étaient, en 1598, au Mont Saint-Michel, sous les ordres du sieur de Querollan, lequel fut envoyé à messieurs de la cour du parlement de Rouen, suivant le traité qu’il avait plu au Roi de lui accorder en remettant ladite place au service de Sa Majesté. Dans ce Rôle figurent un grand nombre de gentilshommes, entre autres Julien de la Touche de Querollan, Claude Urvoy, François de Cherencey, Gilles de Mongadère, Jean d’Aligault, Mannin le Pats, Guillaume de Laux, etc…. (Histoire de Bretagne, y. 111 des preuves). III - Noble Denis Le Pays, écuyer, seigneur de la Brimanière, baptisé le 2 janvier 1560, mort à Buez. Il avait commandé, du temps de la Ligue, pour le Roi, dans le Bas-Maine. De son union, contractée le 18 juillet 1597, avec Marguerite le Porre, il a laissé le fils qui suit : IV - Denis Le Pays, écuyer, seigneur de la Brimanière, baptisé au même lieu, le 17 novembre 1604, paraît être le premier qui se soit fixé en Bretagne, dans la ville de Fougères (35). Il a épousé damoiselle Marguerite le Fèvre, dont il eu six enfants : 1 - René Le Pays, écuyer, seigneur du Plessis-Villeneuve, chevalier des ordres de Saint Maurice et Saint Lazare, en 1636. Le résumé de l’histoire de sa vie a été donnée ci-dessus. Etant allé en Dauphiné pour y remplir les fonctions de directeur général des aides et gabelles, il fit ses preuves de noblesse en cette province et mourut à Paris, célibataire, en 1680; 2 - Gilles Le Pays, écuyer, seigneur de la Brimanière et de la Basinière, qui a continué la descendance; 3 - Julien Le Pays, écuyer, seigneur du Plessis, marié à Jeanne Jehan, dont il eu plusieurs enfants; 4 - Marie Le Pays, matiée avec Pierre d’Aidant, écuyer, seigneur de la Colardière; 5 - Jeanne le Pays, dame de la Martinière, qui était veuve en 1698 de Claude d’Olivet, écuyer, seigneur de l’Ammorinière, dont elle eut deux filles; 6 - Guyenne Le Pays, mariée à Guillaume Vincent, écuyer, seigneur des Bassablons. V - Gilles Le Pays , seigneur de la Brimanière, le 15 février 1643 à Fougères, fut maintenu comme noble par M. de Nointel, et assista en cette qualité aux Etats de Bretagne en 1705. Il fit enregistrer les armoiries de sa famille à l’Armorial général. Il est mort le 15 août 1705, laissant de son mariage avec demoiselle Ménard de la Paquerie, quatre enfants : 1 - Jean Le Pays, qui suit; 2 - Gilles Le Pays, auteur commun des deux branches de la Riboisière et du Teilleul; 3 - Joseph Le Pays, seigneur de la Hayais, marié en 1698 avec mademoiselle Anne de Pontavice; 4 - Françoise Le Pays, mariée à N. Courtais, écuyer, seigneur de Racinoux, puis à M. Boullay. VI - Jean Le Pays, écuyer, seigneur du Plessis-Villeneuve, marié avec Renée Rossignol, dont il a eu le fils qui suit : VII - Jean Joseph Le Pays, mort à Saint Domingue en 1719, laissant le fils mentionné ci-après, auteur de la branche de Bourjolly. BRANCHE de BOURJOLLY Selon le savant auteur du Nobilaire du Dauphiné, Chorier, (T. III, p. 424), la famille Le Pays de Bourjolly est originaire de la province de Normandie elle occupait un rang distingué parmi la noblesse dès l’année 1500. Elle quitta cette province pour aller se fixer en Bretagne, à Fougères suivant les uns, à Nantes selon les autres, puis en Dauphiné, où l’un de ses membres s’acquit une grande réputation d’esprit. VIII - René Le Pays ou Pays du Lude, écuyer, alla s’établir au Lude, près d’Angers vers1695, et fit l’acquisition de la terre de Bourjolly (située dans le département de Maine et Loire), dont il prit le nom, que ses descendants ont continué de porter. Il épousa demoiselle N. Massiot, de laquelle il eut onze enfants, entre autres : 1 - Louis Le Pays, qui va suivre; 2 - Mademoiselle Le Pays, mariée à M. le comte de Chatulé, dont la petite fille a épousé M. de la Rochefoucauld, ambassadeur à Vienne, de laquelle il a eu Adèle Marie Hortense Françoise, née en 1796, mariée le 11 janvier 1809 avec François, prince de Borghèse, dont le frère aîné avait épousé Pauline Bonaparte, soeur de l’Empereur Napoléon 1er. 3 - Renée Le Pays, mariée en premières noces à messire Pierre Hardouineau, seigneur de Laudianière, de Lacul de Juge-Pie, de la Picauterie, etc.., conseiller du Roi, receveur général de La Rochelle; et en secondes noces, M. de Beauharnais. De cette alliance est issu le marquis de Beauharnais, marié à mademoiselle de Chatulé dont : * François, matquis de Beauharnais, ambassadeur en Espagne sous l’Empire, qui épousa sa cousine germaine, Marie françoise de Beauharnais, dont il eut :Emilie Louise de Beauharnais, mariée en 1802 au comte de Lavalette, directeur général des postes, à qui elle sauva la vie en prenant sa place dans la prison, la veille du jour où il devait être exécuté. * Alexandre, vicomte de Beauharnais, député aux états généraux, lieutenant-général des armées du Roi, mort sur l’échafaud en 1794. Il avait épousé Marie Rose Joséphine Tascher de la Pagerie, remariée en 1796 à Napoléon Bonaparte, depuis Empereur des Français, morte le 29 mai 1814 à La Malmaison. Le vicomte laissa deux enfants : - le prince Eugène de Beauharnais, Vice-roi, prince de Venise, grand duc héréditaire de Francfort, duc de Leuchtenberg et prince d’Eichstoed; - la Reine Hortense, mariée à Louis Bonaparte, depuis Roi de Hollande, mère de S.M. l’Empereur Napoléon III. IX - Louis Le Pays de Bourjolly, a épousé mademoiselle Beaudouin de Marattes dont il eu : X - Henri Le Pays de Bourjolly , marié, dont est issu : XI - Louis François Marie Le Pays de Bourjolly de Sermaise, décédé le 31 décembre 1816, lieutenant-colonel et chevalier de Saint Louis, marié à mademoiselle Pauline Eugénie Verdier de Lorme, décédé le 10 juillet 1829, dont sont issus : 1 - Jean Alexandre Le Pays de Bourjolly, qui suit; 2 - Guillaume Jean Marie Edouard Le Pays de Bourjolly, le 10 juin 1793 à Burlington (New Jersey), marié le 18 août 1829 à Strasbourg avec Henriette Marie Anne Eugénie Malapert, née le 24 décembre 1802 à Strasbourg, fille de Jean Malapert et de Marie Anne Marchel; 3 - Eugénie Emilie Le Pays de Bourjolly, née le 9 août 1801 à Paris.mariée le 18 février 1830 à Strasbourg avec Jean Marie Denis Octave Megard, le 22 mai 1800 à Versoix (Suisse), fils de Jean Pierre Megard et de Octavie Stouhlen; avocat près la cour royale de Colmar. XII - Jean Alexandre Le Pays de Bourjolly, le 24 mars 1791 à Cavaillon, décédé le 13 septembre 1865 à Tarbes, général de division, sénateur, Grande Croix de la Légion d’Honneur. Après avoir fait partie des pages du Roi de Hollande, il entra comme Sous-lieutenant dans l’infanterie hollandaise; il se signala sur les côtes de l’Oost-Frize, en enlevant, à la tête de 18 à 20 hommes, l’équipage d’un navire anglais. Passé en 1810 au service de la France, il fut nommé aide de camp du maréchal Bessières, et prit part aux campagnes d’Espagne (1810 et 1811), à celles de Russie en 1812 et d’Allemagne en 1813. A la batille de Lützen, il se fit remarquer par son courage; le maréchal Bessières fut tué à ses côtés. Il fut décoré par l’Empereur sur le champ de bataille. Nommé aide de camp du maréchal Soult, il l’accompagna en Espagne, et prit part, en 1814, à la bataille livrée sous les murs de Toulouse. lors du débarquement de l’île d’Elbe, il fit la campagne de 1815 comme aide de camp du maréchal Soult et combattit à Waterloo. Préférant l’activité des camps à la monotonie de la garnison, il parvint à obtenir le commandement du 1er régiment de Chasseurs d’Afrique, qu’il commanda avec distinction. Mis à l’ordre de l’armée par le maréchal Vallée pour sa belle conduite au combat de l’Oued-Lalleg le 31 décembre 1839, où, à la tête de son régiment, il enfonça les bataillons réguliers de l’Emir; il y fut blessé et récompensé par la croix de Commandeur. Plus tard, mis de nouveau à l’ordre de l’armée pour s’être signalé à l’affaire de l’Affroun, en 1840, par la présence d’esprit dont il fit preuve et l’élan qu’il imprima à son régiment, contre un ennemi supérieur en nombre, le duc d’Orléans daigna lui en exprimer lui- même sa satisfaction. Il fut nommé, le 21 juin 1840, maréchal de camp, puis inspecteur général de cavalerie en Afrique. dans l’exercice de ces hautes fonctions, il n’hésita pas à sacrifier sa position à ses convictions qu’il soutint énergiquement contre le maréchal Soult, qui, lui-même, après l’en avoir puni et mis à la citadelle de Lille, lui rendit, sans qu’il l’ait sollicité, un commandement en Afrique. Appelé au commandement de la division active de Mostaganem, il détermina avec sa division, par le combat de Zamora, il commandait, et qu’il livra le 4 janvier 1843, la soumission de la puissante tribu des Flittas. Le lieutenant-général de Lamoricière le reconnut lui-même dans un rapport au gouverneur général. A l’époque de la révolution de Février, le gouvernement fit choix du gébéral de Bourjolly, dont le caractère énergique était bien connu, puor lui conférer le commandement de la seconde ville de France. On sait avec quel courage il maintint l’autorité dans la ville de Lyon, à un moment l’on n’en respectait aucune. Entouré par l’émeute, qui venanit de défoncer les portes de son hôtel, il refusa, seul contre tous, de livrer le principal arsenal de Lyon, le fort de Lavalette, et réussit à le conserver intact. Cette fermeté de caractère lui acquit la sympathie de tous les habitants de cette ville, qu’il sauva d’un grand désastre. Il commanda plus tard à Strasbourg. En 1852, ayant été désigné pour aller prendre à Bordeaux le commandement supérieur de 17 départements du Midi, il y maintint l’ordre, et s’il y eut des arrestations nombreuses de faites dans ces moments difficiles, il ne les fit opérer qu’avec modération. Aussi, lorsqu’il quitta la ville, il emporta l’approbation et l’estime de tous les gens de bien de ce pays. Il fut récompensé de ses services par sa nomination à la dignité de sénateur et à celle de Grande Croix de la Légion d’Honneur. BRANCHE de LE PAYS de LA RIBOISIERE VI- Gilles Le Pays, écuyer et seigneur de la Brimanière, baptisé le 20 novembre 1682 à Antrain (35), assista aux Etats comme noble, en 1720 et 1727, et fut commissaire aux revues et logements des gens de guerre. Il épousa, le 17 juillet 1713, marie Anne Le Fizelier, dame de La Teutais, dont il laissa les enfants ci-après : 1 - François Anne Tristan Le Pays, qui suit: 2 - Jean François Olivier Le Pays, auteur de la branche Du Teilleul, rappoetée ci-dessous. VII - François Anne Tristan Le Pays , écuyer, seigneur de la Riboisière, baptisé le 23 novembre 1719 à Fougères, épouse, le 26 mai 1753, Anne Françoise Goret, dame de La Mésangère, qui lui donna pour fils : VIII - Gilles François Anne Le Pays , écuyer, seigneur de la Riboisière, chevalier de Saint Louis, chevaux-légers de la garde du Roi, qui épousa à Chateaubriand, demoiselle N. Luette de La Pilorgerie, dont il eut : 1 - Achille Le Pays de La Riboisière, qui suit; 2 - Gustave Le Pays de La Riboisière; 3 - Eusébie Le Pays de La Riboisière, décédée sans alliance. IX - Achille Le Pays, baron de La Riboisière , chef d’escadron, capitaine aux Lanciers de la Garde du Roi, chevalier de Saint Louis, le 17 avril 1789, décédé le 1er avril 1864 à Nantes, épousa, le 19 mars 1829, demoiselle Sophie Louise de La Rochejaquelein, décédée sans lui donner d’enfants.
Armoirie des Comtes LE PAYS DU TEILLEUL
IV - RENE MARIE JOSEPH LE PAYS DU TEILLEUL Né le 29 mars 1842 à Fougères, décédé le 29 décembre 1889 à Fougères. Entré au service du Saint-Siège le 4 janvier 1861, dans les Dragons pontificaux. Nommé sous-lieutenant le 30 septembre 1865, lieutenant le 26 octobre 1867, puis capitaine le 1er juin 1868; il se distingua par son courage dans de nombreuses batailles. Après la prise de Rome par Garibaldi, il est libéré de son serment de fidélité au Saint-Siège le 20 septembre 1870. il rentre alors en France il rejoint les armées de Napoléon III dans lesquelles il fit encore impression. Capitaine le 19 octobre 1870 puis Chef d’escadron le 28 janvier 1871 dans la Légion des Volontaires de l’Ouest. Licencié le 15 juillet 1871. Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 29 juillet 1871. Chevalier de l’Ordre de St Grégoire le Grand, Croix commémorative de Pie IX en 1867. Marié le 19 mai 1874 à Fougères avec Marie Augustine Sophie DE GHAISNE DE BOURMONT , fille de Louis De Bourmont et de Marie Françoise de Crespat. De cette union sont issus : - Joseph Louis Marie Anne LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit); - Marie LE PAYS DU TEILLEUL, religieuse du Sacré-Coeur, décédée le 19 mars 1938. V - JOSEPH LOUIS MARIE ANNE LE PAYS DU TEILLEUL Né le 10 septembre 1875 à Fougères, décédé le 7 décembre 1939 à Romagné. Elu Maire de Romagné en mai 1912. Marié le 20 juin 1899 à Niedernai avec Josèphe Maximilienne Marie DE REINACH-WERTH dite Maïa , née le 18 février 1875 à Lons le Saunier (39), décédée le 24 janvier 1961 à Romagné, fille de Maximilien De Reinach-Werth et de Marie Henriette Ernestine de Balsac de Firmy. De cette union est issu René Michel Charles LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit). VI - RENE MICHEL CHARLES LE PAYS DU TEILLEUL Lieutenant à l’Etat-major de la 22e Division d’infanterie. Né le 7 octobre 1902 à Rennes, mort pour la France dans la nuit du 15 au 16 mai 1940 à Momignies (Belgique)
Le comte Joseph Louis Marie Anne Le Pays Du Teilleul
Marié le 17 février 1927 à Agonges (03) avec Elisabeth Marie Josèphe Valentine DE GARIDEL-THORON , née en 1905, décédée en 1985, membre de l’ANF, Association d’entraide de la Noblesse Française, fille de Pierre Joseph Marie De Garidel- Thoron et de Mathilde Henriette Marie Josèphe Lucie De Roquefeuil-Bousquet. De cette union sont issus :
Stèle à la mémoire de René Le Pays Du Teilleul à Momignies en Belgique
- Anne LE PAYS DU TEILLEUL, mariée avec Henri d’Aubert; - Gilles LE PAYS DU TEILLEUL, marié avec Odile Jousseaume de La Bretèche. Le couple a eu quatre enfants : Sabine, Brigitte, Hervé, Philippe; - Michel LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit); - Marie Ange LE PAYS DU TEILLEUL, née le 10 mai 1932 à Romagné, décédée le 25 janvier 1987 à St Dizier, mariée le 25 septembre 1956 à Agonges avec François Magnien de Magnienville, né le 5 décembre 1919 ; - Dominique Anne Marie Joseph Augustin LE PAYS DU TEILLEUL, le 18 juin 1933 à La Chasse Beauvais - Romagné, décédé le 2 février 1986 à Vannes, marié avec Guillemette Marie Thérèse Henriette Du Pontavice des Renardières. Le couple a eu quatre enfants : Eric René Yves Raoul, Olivier Georges Marie, Bruno Alexis René Paul, Thierry Max Gaëtan; - Yves LE PAYS DU TEILLEUL; - Odile LE PAYS DU TEILLEUL, mariée avec Henri de La Brosse. Le couple a eu six enfants : Stéphane, Gwanaëlle, Bénédicte, Ségolène, Christophe, Thibaut. VII - MICHEL LE PAYS DU TEILLEUL Marié à Magny les Aubigny (22) avec Ghislaine DE GIGORD , fille de François De Gigord (1902-1988) et de Solange d’Ussel, décédée à 103 ans (1911-2014). De cette union sont issus : - Servane LE PAYS DU TEILLEUL; - Bertrand LE PAYS DU TEILLEUL; - Virginie Marie LE PAYS DU TEILLEUL.
Source : Nobilaire universel - Généalogies historiques et véridiques des Maisons nobles de l’Europe publié par M. le Vicomte de Magny - Vol. III - 1856. Site Région Alsace.
Michel Le Pays du Teilleul et le Chartrier de Niedernai. Le Chartrier de Niedernai tel qu'il se présente actuellement ne contient aucun document provenant de la famille Le Pays du Teilleul. En 1942, dans des circonstances assez mal établies, le fonds a été saisi par l'administration allemande et déposé aux Archives départementales du Bas-Rhin. En 1946, la situation a été entérinée par un contrat de dépôt signé entre la famille et les Archives départementales. Mais il s'agissait d'un dépôt révocable et la communication des documents n'était pas autorisée. En 1977, un nouveau contrat de dépôt autorisait la communication. Aux archives des Reinach-Werth se rattachait un important fonds provenant de la famille Balzac de Firmy (dite aussi Balsa de Firmi), originaire de l'Aveyron. Ce fonds était parvenu à Niedernai au XIXe siècle, suite à une alliance entre Félix de Reinach- Werth et Ernestine Balzac de Firmy, mariés à Toulouse en 1863. M. Himly, directeur des Archives du Bas-Rhin, constatant que ces documents n'intéressaient pas directement l'histoire de l'Alsace, proposa de les déposer aux Archives départementales de l'Aveyron. Une convention fut signée le 29 juin 1978 entre le comte Michel Le Pays du Teilleul et M. Jean Delmas, directeur des Archives départementales de l'Aveyron. Cependant les Archives départementales du Bas- Rhin avaient à peine commencé le classement du chartrier lorsque le comte Michel Le Pays du Teilleul décida d'en reprendre possession. Vers la même époque, il s'était déjà dessaisi d'une grande partie de ses biens patrimoniaux (1). Le chartrier fut vendu en 1985 à MM. Pini et Haegeli, libraires-antiquaires à Strasbourg. Ces antiquaires avaient déjà commencé à en revendre certaines pièces lorsque le conseil régional fut alerté. Considérant que le démembrement d'un tel fonds aurait représenté une perte irremplaçable pour le patrimoine alsacien, les élus régionaux décidaient, dans leur séance du 7 novembre 1986, d'en racheter l'intégralité. 1) Quatre portraits de famille ont rejoint les collections du Palais Rohan. Une armoire Renaissance a été acquise par le musée de l'Oeuvre-Notre-Dame.
Ce sont les derniers occupants du château des Landsberg de Niedernai vendu en 2007. Dans un même temps, ils rétrocèderont gracieusement plusieurs parcelles à la commune dont les douves à l’arrière du cimetière.
De cette union sont issus : - Emilie LE PAYS DU TEILLEUL, née le 25 juin 1801 à Fougères, décédée le 11 janvier 1846 à Fougères, mariée le 23 juin 1831 à fougères avec Alexandre Trotry de La Touche, procureur du Roi auprès du tribunal de Vitré, président du tribunal de Fougères, baptisé le 15 mai 1790 à Cossé le Vivien (53), décédé le 8 février 1850 à Fougères, fils de Louis Trotry de la Touche et de Jeanne Marie Louise Monique Bachelier de La Charlière. Le couple a eu deux enfants. - Camille Louise Emilie Joséphine LE PAYS DU TEILLEUL, non mariée, décédée le 25 février 1834. - Eugénie LE PAYS DU TEILLEUL, née en 1803, mariée le 30 juin 1828 à Fougères avec Augustin Du Breil de Pontbriand, comte de La Caunelaye, le 8 août 1798, décédé le 4 février 1871, fils de Augustin Marie Joseph Prosper Du Breil de Pontbriand et de renée Thérèse Françoise Haye De Bonneville. Le couple a eu six enfants dont Raymond Marie Joseph Du Breil de Pontbriand, le 11 août 1844 à Fougères, décédé en mai 1906, marié le 28 novembre 1871 au château de la Brousse- Briantais à St Pôtan (22) avec Cécile Marie Du Breil de Pontbriand, née le 31 mai 1847, décédée en 1911, fille de Anne Marie Xavier Du Breil de Pontbriand et de Marie Du Bourg. Le couple a eu cinq enfants. - Isidore LE PAYS DU TEILLEUL. - Hippolyte Joseph LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit). III - HIPPOLYTE JOSEPH LE PAYS DU TEILLEUL Lieutenant de vaisseau de la marine royale; Né le 6 novembre 1806 à Fougères, décédé le 30 septembre 1865 à Fougères. Marié le 26 janvier 1841 à Fougères avec Célie Marie Anne Césarine DE LA TUOLLAYS , née le 29 février 1820 à Fougères. De cette union sont issus : - René Marie Joseph LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit); - Emile Louis Marie Anne LE PAYS DU TEILLEUL, admis à l’école navale le 3 octobre 1861, aspirant 2e classe le 1er août 1863, aspirant 1ère classe le 1er septembre 1865, enseigne de vaisseau le 1er septembre 1867, démissionnaire le 25 mai 1870, capitaine de la Garde mobile 2e compagnie 1er bataillon en Ille et Vilaine par décret du 13 août 1870, a participé au siège de Paris 1870-1871. né le 30 août 1844 à Fougères, décédé le 8 mars 1889 à Fougères. Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 7 février 1871.
Le comte Michel Le Pays du Teilleul
BRANCHE de LE PAYS DU TEILLEUL
C omme évoqué précédemment, c’est Jean François Olivier LE PAYS qui est l’auteur de la branche DU TEILLEUL. I - JEAN FRANCOIS OLIVIER LE PAYS DU TEILLEUL Second fils de Gilles Le Pays et de Anne Le Fizelier. Seigneur du Teilleul. Marié à Fougères avec Thérèse LE LIEVRE DU CHENAY . De cette union sont issus : - Jean Baptiste Annibal LE PAYS DU TEILLEUL, officier des armées royales, marié avec N. Fougeray. Leurs enfants : - Adolphe Le Pays Du Teilleul, - Eugénie Le Pays Du Teilleul, mariée avec Charles Philippe De Bordes de Chalandray; - Emile Le Pays Du Teilleul. - Joseph Pierre François Gilles LE PAYS DU TEILLEUL (qui suit).
II - JOSEPH PIERRE FRANCOIS GILLES LE PAYS DU TEILLEUL Officier des armées royales. Baptisé le 22 janvier 1768 à Fougères (Ille et Vilaine), décédé le 5 mars 1847 dans la même localité. Marié le 18 mars 1800 à Fougères avec Emilie BONNE DE RUAN , baptisée le 20 mars 1766 à Laignelet, décédée le 5 juin 1844 à Fougères, veuve de Alexandre Jean Frontin Des Buffards (avocat, décédé le 2 juin 1790), fille de Jean De Ruan, seigneur du Mesnil et de Marie Jeanne Françoise De Biguglia.
Article paru dans «l’Ouest- Eclair» le 13 septembre 1943.