L’ANCIEN PRESBYTÈRE - 19 rue du Château
Vue de la façade ouest, avant la transformation de l’oriel d’aisance
Vue du gouttereau - ouest
La porte cochère
Pierre datée 1504 avec inscription ( pas déchiffrée à ce jour )
Source : Inventaire 1979 et 1981 Région Alsace Clichés - Photos : Kieffer - J.Cl. Stamm - J. Erfurth - F. Gauckler La Vie en Alsace de janvier 1937
La façade nord-est dans l’alignement de l’enceinte du “ Staedel “
La façade nord-est sur le rempart
Vue d’ensemble du bâtiment avec porte cochère ( 1717 )
MAISON - 44 rue du Château Maison construite sur le rempart et datant du 16e siècle ?, d’après Eickhoff; elle a longtemps servi d’école de filles.
Vue de la façade nord, sur la rue du Château
MAISON - 6 rue Principale
MAISON DES JUIFS - 225 rue des Juifs
Vue d’ensemble de la maison
MOULIN “ OBERMÜHLE
AUBERGE JUIVE - 53 rue Principale
MAISON DE JOURNALIER AGRICOLE 29 rue du Château
FERME - 91 rue Loewert
FERME - 21 rue du Château Logis accolé au rempart reconstruit au 18e siècle. Date 1746 sur la porte de la cave. Le logis est situé dans une cour entourée de dépendances; et fermée par une porte cochère datée 1589, vestige d’une habitation antérieure. Marque de tâcheron, monogramme : HW - HMW.
Vue des bâtiments sur la rue du Château
Façade postérieure du logis, dans l’alignement du rempart
Détail de la porte de la cave, datée 1746
Vue d’ensemble de la cour. Au fond le logis
Vue de la cour vers la porte cochère. Les séchoirs. A gauche, l’étable
Vue du séchoir. A droite, logis avec descente de cave
CORPS DE GARDE - rue du Château
VILLA REINE
LE GLOCKENTURM
TOMBES - TOMBEAUX
Monument funéraire du 19e érigé pour un prêtre. Épitaphe illisible
Monument funéraire ( mur ouest du cimetière ) Date : 1817 - Épigraphe gravée en allemand Franciscain Jakob Hold mort en 1817 à l’âge de 87 ans après 60 ans de prêtrise
Monument funéraire ( mur ouest du cimetière ) Date : 1807
Monument sépulcral de Joseph Schneider mort en 1826
Cet ancien moulin, l'Obermühle, nom qui signifie en amont “, est un des trois moulins que le seigneur de Niedernai possède sur son ban au XVIIe siècle. Le canal de dérivation de l’Ehn, qui coule entre le logis et le moulin proprement dit, se traverse au moyen de l’ancienne pierre d’autel de Feldkirch, qui présente les croix de la consécration et l’emplacement en creux de la relique d’autel. Le moulin sert jusqu’en 1862 de moulin à billes, puis de moulin à blé. Il ne fonctionne plus au début du XXe siècle, mais sa roue à aube a servi à faire fonctionner une batteuse jusqu’à la fin du XXe siècle.
Cette ancienne auberge juive est une bâtisse située à proximité de la boucherie casher et de la synagogue qui, jusqu’en 1870, est l’auberge des membres de la communauté juive. Du fait de la hauteur de la nappe phréatique, les caves ne sont que partiellement enterrées et n’occupent que la moitié de la surface au sol de la maison.
Cette tour appelée aussi tour du cimetière a été sérieusement restaurée en 1997. Des travaux avaient été entrepris dans les années 1961 - 1970 mais ce n’étaient que des travaux de consolidation. Il n’y a malheureusement que peu de traces écrites sur cette tour. Néanmoins M. Bernard Metz des archives municipales de Strasbourg cite un Mémoire sur le bourg de Niederehnheim datant de 1787. Celui-ci est entreposé aux Archives municipales de Sélestat. On y parle d’une tour de 60 à 70 pieds qui tient au mur d’enceinte composée de plusieurs étages de voûtes en briques, mais dans un tel état qu’il est absolument nécessaire de la consolider ou de la réduire. Celle-ci se nomme la Tour du Clocher “. On ne connait pas vraiment la date de construction de la tour, mais on sait qu’en 1277, Niedernai est entouré d’un fossé, et qu’en 1284, Niedernai est qualifié de ville. En 1434, la ville obtient le droit d’être fortifiée, mais il nes’agissait que d’une régularisation puisqu’elle l’était déjà. C’est à cette époque que les Landsperg décident la construction d’un deuxième château. En 1459 apparaît la mention à l’extérieur du mur d’enceinte près de la tour des Walber “. Il s’agit sans doute de l’actuelle tour. D’après les plans du Moyen-Age établis aux 17e et 18e siècles, le Glockenturm est bien tout de qui reste de ce deuxième château. La date de sa construction semble donc se situer entre 1300 et 1400. La façade sud était ouverte sur la ville et n’a été fermée que plus tard. Dans sa partie basse, une cave voutée a été découverte avec une ouverture qui semble indiquer l’existence d’une galerie, d’un tunnel permettant aux défenseurs de se replier sur le donjon du premier château en cas de besoin. Pendant la Guerre de Trente ans “, Samson de Landsperg habitait dans le château sud et Hugo, son frère, dans le château nord. En 1632, les Suédois cernèrent Niedernai et Samson de Landsperg tenta une sortie par un souterrain aboutissant en pleine campagne. Malheureusement il fut tué par les ennemis qui l’attendaient à la sortie. Ils s’engouffrèrent dans le tunnel et incendièrent le château. Par contre, Hugo résista aux assauts et ne fut pas pris, car son château résista bien. La présence de corbeaux à plusieurs niveaux montre qu’il y avait quatre planchers reliés par des escaliers meuniers “. On pense que la tour a été couverte en 1696, puisque cette date est gravée dans la charpente de l’étage supérieur. La tour servait sans aucun doute de clocher puisque le mémoire de 1787 mentionne une Tour de l’Horloge, mais aucun mécanisme horloger n’a été trouvé. On pense simplement qu’il y avait une cloche servant à sonner le tocsin en cas d’incendie ou de menace militaire, ce que montre l’existence de lucarnes dans la toiture permettant la propagation du son. On n’a pas trouvé de créneaux, de tourelles ou de meurtrières.. On peut penser qu’il y avait cependant des mâchicoulis d’où les défenseurs pouvaient déverser des pierres, des torches enflammées ou de l’eau bouillante. Ces mâchicoulis en bois ont évidemment disparu. Tour de guet, puis clocher jusqu’à la construction de l’église paroissiale, la tour est le témoin essentiel de notre histoire locale.
Principales sources : Région Alsace - Inventaire topographique 1979, établi par :(non précisé) - Inventaire topographique 1981 établi par Isabelle Balsamo et Hélène Fenninger.
MAISON - 10 rue du Château
Logis accolé à l’enceinte du Staedel ( petite ville ) à la hauteur de la porte d’entrée dite Grafenthor ( porte du comte ); la porte de la cave est datée de 1658; une autre pierre sur la façade est datée de 1504 ( en remploi ? ); monogramme : ACMAW. Descriptif établi par Mlle M.A. Hickel - octobre 1968. Ensemble de bâtiments jointifs encadrant une cour rectangulaire pavée de galets, la maison à l’ouest, la grange à l’est, les remises au nord, les étables au sud, la fosse à fumier encore en place. La maison d’habitation présente sur rue un pignon de pierre sans éléments de décoration. Elle est bâtie sur le rempart extérieur et se trouvait contre une porte fortifiée dont un gond de pierre est encore en place. Ses fondations sont des assises de pierres, ses murs énormes dépassent 1,20 m. Un pignon de pierre sans décoration, mais percé d’énormes fenêtres dont les carreaux sont encore sertis de plomb, ferme la maison vers le nord. La façade donnant vers l’ouest présente, au dessus du mur de fortification, un écoulement d’évier en pierre et un W.C. en saillie dans le fossé, reposant sur deux corbeaux de grès. La façade du côté cour est composée d’un socle de pierre surmonté de colombage et de torchis. Les encadrements des deux fenêtres sont en bois, sculptés de feuillage.
Un escalier extérieur mène au premier étage. La cave très profonde, à large escalier de pierre est couverte de poutrage soutenu par un énorme pilier sur de grès. La porte de la cave porte la date 1658 et les initilaes ACMAW. Dans la maison, plusieurs pièces ont conservé les poutres apparentes et les fenêtres à baguettes de plomb, couloir et cuisines sont dallés de grès. Un long couloir à plafond peint de rosaces mène vers le W.C. décrit plus haut, à côté duquel une niche dans le mur contenant aux dires de la propriétaire, un lavabo. Cette maison a appartenu autrefois à des Juifs. Dans le chambranle de la porte du couloir une encoche oblique d’une vingtaine de centimètres de long dur un centimètre de profondeur est désigné sous le nom Table de la loi par le propriétaire qui répète ce que ses parents lui ont dit. Le grenier surmonté d’une belle charpente, est pavé de briques dont plusieurs sont décorées de motifs géométriques ou datées de 1669. Les bâtiments de la cour sont en torchis et bois, remise et étables se faisant face sont précédées d’un préau reposant sur des piliers de bois sur de pierre. Vers la rue, un grand portail cintré avec un écu sans indications est fait de belles pierres à bossage. Dans le mur une pierre remployée porte deux dates, 1506 et 1565, ainsi qu’une inscription que nous n’avons pu lire, mais qui, signifierait “ Hugo Dietrich de Landsberg “.
D’après un renseignement oral, le logis daterait de 1616; le trigramme et l’inscription sur la porte cochère datée 1717 incitent à conclure qu’il a servi de presbytère à partir de cette date; inscription : “ Gebriesen sei der Name des Herrn ( Loué soit le nom du Seigneur ).
Maison dont l’implantation et certains caractères ( encorbellement ) remontent sans doute au 16e siècle. Cette maison appelée aussi maison du notaire seigneurial présente sur rue son mur gouttereau, contrairement aux maisons paysannes, qui ont pignon sur rue. La tradition locale veut y voir la maison du notaire seigneurial : ce rôle était souvent tenu par le Schultheiss, et cette maison se trouve effectivement à proximité d’un lieu-dit « Im Schultheissgarten ». Au XIXe siècle, un notaire du nom de Riss réside dans la commune, qui compte alors plus de 1 500 habitants.
Maison d’habitation destinée au rabbin depuis 1851 au moins ( voir plan d’Antoine de Ringeisen ). Elle a servi de synagogue jusqu’au début du 20e siècle. Dans le jardin les bains rituels et la maisonnette qui les abritait ont disparu.
Cette maison de journalier agricole est spécialement adaptée pour permettre le stockage des sacs de grains. En effet, les murs du premier étage ont un mètre de hauteur avant de prendre l’inclinaison du toit, dispositif qui permet de stocker les sacs de grains verticalement sur toute la surface. Une galerie couverte permet ici d’approcher la charrette du grenier, ce qui facilite le transport des sacs.
Ce corps de garde est une maisonnette qui remplace sans doute un bâtiment plus ancien, servant de local aux guetteurs et aux veilleurs de nuit, et accessoirement de prison de dégrisage. Elle comporte deux petits réduits et un perron couvert, reposant sur une colonne d’angle.
Ferme du 18e siècle. Elle présente un bâtiment entourant une cour fermée par un portail. Le portail carré est flanqué d’une porte piétonne. Ce type d’entrée est caractéristique des exploitations paysannes pratiquant la polyculture ; le portail est suffisamment large pour permettre le passage des charrettes de foin et de paille.
La légende attribue la construction de la villa Reine à un coiffeur qui était barbier à la cour de Russie, d’où son appellation de « S’Rüsse Schloessel ». Sa tourelle d’escalier ronde aboutit à une terrasse couverte.
PATRIMOINE
Ancienne vue