Finhey, qui n'est plus aujourd'hui qu'un assemblage de vignes et de champs, était naguère un village et même un assez gros village, on pourrait presque dire un bourg. Son étendue mérite d'être prise en considération, puisque, à partir du bas de la colline ou du plateau de Bernardswiller, la division de la banlieue d'Obernai encore appelée Finhey atteint le point intermédiaire entre Obernai et Goxwiller, inclinant dans la direction de Niedernai et séparant ainsi à la fois Obernai de ces deux villages. On peut encore en reconnaître le développement en suivant d'anciens fossés, depuis longtemps transformés en chemins d'exploitation des vignes, qui, avec les traces d'anciennes constructions éparses, surtout au lieu dit Heywiller , donnent une assez haute idée de l'importance relative qu'a dû avoir cette agglomération d'habitants. Quelle pourrait être l'étymologie de ce mot Finhey? En vieil allemand, l'adjectif fein s'écrit fin, comme aussi en hollandais, en suédois et en danois. En islandais il s'écrit finn ; dans toutes ces langues il a les acceptions de nos adjectifs français fin, beau, élégant. Quant à la syllabe hey , c'est le substantif allemand heu, hey, foin , en islandais heya , prairie. C'est peut-être aussi une corruption de heyde , païen, étranger, lande , ou de heim , chez soi, foyers, patrie. Finhey aurait donc pu signifier belle lande, ou belle prairie, ou beau chez-soi, ou encore peut-être par l'alliance du mot latin finis, limite, et du mot allemand heyde, heyden , païen, étranger, la limite des païens, des étrangers, des gens de race distincte ou inférieure. Finhey est souvent désigné dans les litres de l'époque féodale sous les noms de Winhege , Vienhege, Vigenhege, Vinheim, Vihenhege ; dans une charte de l'abbesse Herrade de Landsperg, citée par l'auteur de l'Histoire de la ville d'Obernai, il est appelé Ujenhege . Dans une autre du duc Frédéric, fils de Frédéric Barberousse, en faveur de la fondation de Truttenhausen, c'est Jugenhege . Celte terminaison hege rappelle l'anglo-saxon heg, haga , baie, broussaille, et elle correspond dans l'allemand du moyen âg e à notre mot de l'allemand moderne hecke. Quant au v au lieu de f, ces lettres ont été fréquemment, comme l'on sait, employées l'une pour l'autre dans les anciens litres ou manuscrits. Ce petit détail a pour but d'autoriser la supposition que Finhey est un nom à racines plus anciennes que la plupart des noms des localités voisines et que peut-être ce village exista avant la ville qui l'absorba plus tard. Il pourrait dater du temps la fusion ne s'était pas encore faite entre les différentes races qui colonisèrent cette partie du pays. Aurait-il servi à distinguer une association d'habitants d'une autre origine que ceux des environs ? Si l'une des étymologies proposées ci-dessus pouvait être admise, ne signifierait-il pas limite des étrangers, des pagani, de Lètes (Loeti) peut- êt re, à distance desquels voulaient se tenir les populations du voisinage, ou qui n'auraient pas encore été convertis à la fraternité chrétienne? Ces fossés que nous voyons encore, et qui ne paraissent pas avoir jamais été couronnés par une enceinte de murailles, dateraient-ils de l'époque celtique? Seraient-ils le reste d'un antique rings? Témoigneraient-ils de quelque castrum provisoire ou de campagne?
FINHEY   ( VINHEGE - FINHAY ou FINHEGE )  ancien village disparu de la banlieue d’Obernai
source : GALLICA - bibliothèque numérique extrait du Bulletin de la Société pour la Conservation des Monuments Historiques d’Alsace - édition 1866 - 1867
N'auraient-ils pu, à une époque plus ou moins reculée, abriter quelque petit groupe d'habitants cramponnés au sol nourricier lors de la retraite des Helvètes ou des Médiomatrikes devant les Triboques ou lors des invasions des quatrième et cinquième siècles? Si Finhey existait dans ces siècles si loin de nous l'on avait coutume d'enterrer les morts avec des ustensiles à leur usage ou avec leurs ornements affectionnés, il devait avoir un certain rapport avec la nécropole de la Hauel et du Grünling. N'aurait-ce pas été la ville ou le séjour des vivants au temps ces parties de la banlieue d'Obernai formaient au nord-est la ville ou le séjour des morts ? On sait que les cimetières des peuples de l'antiquité, surtout ceux des races caucasiques venues de l'Orient en Occident, étaient généralement à l'orient des lieux habités. Nous en avons dans nos Vosges plus d'un exemple, entre autres, la nécropole de Dabo. Or, pour une population établie à Finhey l'emplacement du Grünling devenait un cimetière parfaitement orienté. Et plus tard, lorsque, après les cataclysmes du cinquième siècle, le sol de l'Alsace commença à se rasseoir, lorsque, sur ce point du cours de l'Ehn nous voyons Obernai, florissait la villa d'un duc austrasien ou bourguignon, Finhey ne devait-il pas être une dépendance de ce domaine, le gynécée peut-être, ou au moins l'un des quartiers assignés au logement des esclaves ou serfs? Le nom de Finhey ne se retrouve pas, il est vrai, dans les leçons qui nous restent du testament de Sainte-Odile, mais ce testament parle de la cour publique d'Ehenheim et de ses appendices, Finhey était, suivant toutes probabilités, un des appendices de cette cour. Ces probabilités peuvent s'étayer, ce me semble, des découvertes de conduits d'eau en terre cuite, qui ont eu lieu, en 1846 et en 1857, sur différents points du plateau accidenté dit Bernardswiller, qui sépare Finhey de Saint-Nabor. Un de ces tuyaux fut rencontré un peu au-dessous de Bernardswiller dans la direction de Finhey, ce qui permet de supposer que les conduits allaient jusqu'à ce dernier endroit, ils auraient pu amener l'eau de la source de Sainte-Odile ou du vallon de Niedermünster. Certes, pour faire venir d'une lieue, par de beaux conduits en terre cuite, l'eau de la source de Niedermünster, il fallait qu'il y eût à Finhey un ét ablissement considérable. Il est d'ailleurs parfaitement admissible que celte eau très-pure, très-fraîche, pourvue de qualités hygiéniques ou salubres consacrées par la tradition, ait pu paraître naguère mériter d'être conduite à un centre d'habitation ou de culture, soit au frigidarium de quelque grand seigneur gallo-franck, soit à quelque vivier ou à quelque réservoir d'une villa ruslica ou fructuaria . Cette villa ou cette grande ferme, conservée ou établie par les conquérants de la Gaule rhénane, a être, pour ainsi dire, l'aïeule du village de Finhey, dont parlent les documents du moyen âge germanique. Le territoire de ce village comprenait non seulement le canton rural encore appelé Finhey, mais celui qu'on désigne sous le nom de Heywiller, et il paraîtrait que se trouvaient surtout les bâtiments d'habitation ou d'exploitation. Car c'est beaucoup plus qu'à Finhey qu'on rencontre encore aujourd'hui des traces de constructions. Les familles de Wangen et de Landsperg ont possédé longtemps des droits féodaux à Finhey. Dès la fin du douzième siècle, comme le constatent des recherches faites par M. l'abbé Gyss, on voit un sire Günther de Landsperg et de Vinheim ou Vinhege, que l'on suppose avoir été le frère de l'abbesse Herrade de Landsperg. Même après l'abandon de Finhey par ses habitants et leur installation derrière les murs d'Obernai, ce qui eut lieu dans le quatorzième siècle, et peut-être même dès la fin du treizième, la maison de Landsperg continua à prétendre exercer les droits de Berckwein et de Bannschatz sur le territoire de Finhey. Il en résulta de fréquents démêlés entre les seigneurs de Landsperg et le magistrat de la ville d'Obernai, démêlés envenimés, en 1403, par la donation que le chevalier Burckard de Landsperg fit de ces droits à sa ménagère ou servante Dina dite Liebendoctin, et qui ne se terminèrent qu'en 1555, à la suite d'une enquête du tribunal de la Landvogtey de Ilaguenau, par une transaction à laquelle présida l'Unter-Landvogt Eberhard, comte d'Erpach. On pourrait même supposer que ce fut pour se dérober au pouvoir des seigneurs de Landsperg que les habitants de Finhey se déterminèrent à abandonner leurs foyers et à aller se mettre sous la protection des bourgeois de la ville impériale à titre de Pfalburger ou manants domiciliés au faubourg. Peut-être aussi ce fait se rattache-t-il, soit, dans le cas il aurait eu lieu dès la fin du treizième siècle, à quelque désastre subi à Finhey lors des représailles exercées, en 1261, par les milices strasbourgeoises contre les villes et les seigneuries alliées à l'évêque Walther de Géroldseck, soit plutôt aux dévastations des routiers franco-anglais, qui, en 1365, sous Arnauld de Servole, surnommé l'Archiprêtre, mirent à sac le prieuré de Truttenhausen, et qui, en 1375, sous Enguerrand de Coucy, étendirent leurs ravages sur tant de localités alsaciennes.
La paroisse disparue de Finhey Un autre récit sur FINHEY écrit par Xavier OHRESSER Sté d’Histoire et d’Archéologie de Dambach la Ville - Barr - Obernai - 1982
INCORPORATION DE FINHEY A LA VILLE D’OBERNAI
source : Histoire de la ville d’Obernai par l’abbé Gyss 1866 - tomes 1 et 2
A l’extrémité de la banlieue d’Obernai se trouvait jadis le village de Vinhege, dont l’emplacement forme, depuis de longs siècles, un des cantons de la banlieue de cette ville, connu sous le nom de Finhey. Dés cette époque, nous trouvons le nom de ce village accolé à celui d’un noble de la contrée, qui passe pour avoir été le frère de l’abbesse Herrade de Landsperg et qui figure dans tous les titres émanés de cette abbesse en qualité de ministériel de l’abbaye de Hohenbourg. C’est Gunther de Vigenhege ou Vinhege, que les historiens appellent Gunther de Winheim et de Landsperg ou simplement Gunther de Landsperg. Il se peut que cette juridiction seigneuriale se soit trouvée entre les les mains de ce membre de la famille de Landsperg. C’est dans le courant du quatorzième siècle que la ville d’Obernai s’incorpora le village de Finhey. Comme aucun document ne nous renseigne positivement à cet égard, il y a même tout lieu de croire que cette incorporation ne fut l’objet d’aucune transaction, mais qu’elle se fit insensiblement et d’une manière presque inaperçue, en ce sens que les habitants du village, préoccupés de leur sûreté personnelle, transportèrent successivement leurs foyers à Obernai, tout en continuant à cultiver les terres de la banlieue de leur village. Après la disparition des habitants, cette banlieue se trouva être naturellement incorporée à Obernai. Néanmoins, la fusion ne s’opéra pas sans contradiction. Au douzième siècle, Gunther dit de Vinhege, un membre de la famille de Landsperg, habitait déjà dans ces parages, et ce sont en effet les nobles de Landsperg qui, pendant plusieurs siècles, contesteront à la ville d’Obernai la juridiction banale sur les divers cantons formant la banlieue de Finhey, en basant leurs prétentions sur les redevances dites Berckwein et Bannschatz qu’ils avaient à toucher sur les biens de ces cantons. ( voir aussi page “ historique de Niedernai “ ). Le sire Hartung de Wangen possédait aussi un corps de biens situé dans la proximité de Vinhege, qu’il avait inféodé à l’écuyer Albert de Wicke, lequel, en 1343, du consentement du propriétaire direct, le vendit à Conrad de Landesperg ( Landsperg ) dit Ranser . En 1403, le chevalier Burcard de Landsperg de son côté en fit don à sa domestique Dina dite Liebendoctin et à ses héritiers. Plus tard, ce même bien parvint à la ville d’Obernai, ainsi que le prouve la présence de ces titres aux archives de la ville. Quant au village même, les titres du quatorzième siècle mentionnent des cours ou habitations situées à Vinhege, comme aussi des biens situés dans cette banlieue qui payait des rentes foncières à la fabrique de l’église paroissiale de ce village, tandis que d’un autre côté d’autres titres mentionnent des habitants de Vinhege qui se firent recevoir bourgeois à Obernai et habitaient cette ville, d’où il résulte que c’est dans le courant de ce siècle que le village disparut successivement.
A l’extrémité méridionale du finage d’Obernai, en direction de Goxwiller, entre les banlieues de Bernardswiller et de Niedernai, se trouvait jadis un village qui portait les noms de Vigenhege ( 1178 ). Le nom signifiait endroit enclos de haies “. Vers la fin du XII ème siècle, le nom de ce village est accolé à celui d’un noble de la contrée, Günther ( Gonthier ) de Vinhege ou Vigenhege, connu également sous le nom de Günther de Landsberg. Il figure, en qualité de ministériel de l’abbaye de Hohenbourg, dans de nombreuses chartes délivrées, au temps de l’abbesse Herrade, en faveur de son monastère. Il prit part avec l’abbesse Herrade de Landsberg à la fondation du Prieuré de Truttenhausen. Le village de Finhey relevait, semble-t-il, de la juridiction seigneuriale de Günther de Vinhege, puisqu’il lui avait emprunté son nom. Mais le village ne tarda pas à disparaître au cours du XIVème siècle, en 1362 au plus tard.
LA DISPARITION DU VILLAGE. Les habitants du bourg, préoccupés surtout de leur sécurité, s’enfermèrent à l’intérieur de l’enceinte d’Obernai ils transportèrent leurs foyers, tout en continuant à labourer les mêmes champs. Le village a pu être détruit en 1262 par les Strasbourgeois ou en 1365 ou 1375 par les Anglais “. L’emplacement que le village avait occupé et son finage finirent par être incorporés au territoire de la ville d’Obernai. Cette incorporation provoqua des contestations de la part des nobles de Landsberg installés depuis 1284 dans le village voisin de Niedernai. Pendant plusieurs siècles, ils disputèrent à la ville d’Obernai la juridiction banale sur le finage de Finhey. Cependant des titres du XIVe siècle font encore mention d’habitations situées à Vinhege comme aussi des biens qui payaient des rentes foncières à l’église paroissiale du village. D’autres documents de la même époque citent les noms d’habitants de Vinhege qui se firent recevoir bourgeois à Obernai. En 1362, une certaine Gertrude, fille de Dietrich Knebel de Vinhege, légua pour son admission à l’hospice St Erhard d’Obernai la somme de douze livres deniers ( 1 060 francs-or ), en même temps que de nombreux biens situés dans les banlieues d’Obernai et de Niedernai dont plusieurs étaient grevés de rentes foncières à payer à la fabrique de l’église de Vinhege. En échange, l’hospice St Erhard lui accorda le logement avec une rente annuelle de quatre sacs de seigle et de cinq livres deniers pour sa sustension. En 1370, Cunon Henselin Chunen Henselin der alte von Vinhey est cité comme bourgeois d’Obernai : ein Bürger von Obern-Ehenheim “. En 1371, il est question d’un Claus Stolle von Vinhege qui payait une rente foncière à la fabrique de l’église de Finhey : zu Selgeret gen Vinhege “. En 1380, Volen Lauwelin von Finhey fut reçu bourgeois à Obernai. Le registre des fondations obituaires de l’église paroissiale d’Obernai qui remonte au XIVe siècle, fait mention du décès de deux anciens habitants de Finhey Obiit Conradus dictus Stirn de Vinhege; obiit Johannes dictus Stolle de Vinhege “. Parmi les revenus affectés au premier de ces anniversaires figurent des rentes qui étaient perçues sur une cour située dans le village de Finhey : de Curia sita in Vinhege “. D’après cette charte, des maisons d’habitation existaient encore au XIVe siècle dans le village de Finhey. D’où il résulte que le village de Finhey ne disparaissait que lentement au cours du XIVème siècle; mais dès 1362, le finage de Finhey était incorporé au territoire d’Obernai.
Les indications ci-dessous sont fournies par les archives de la ville d’Obernai et surtout par celles des abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster. En 1318, Greta de Vinheim apud oppidum Ehenheim sup. ( Greta von Vinhey, dans une copie allemande du même titre ) fit une donation à l’abbaye de Niedermunster. En 1339, figure un Kenning de Vinhege, cultivant une vigne zu Stangen dans la banlieue d’Obernai. En 1347 figure un Cuntz Gemechelich de Vinhege, et, en 1351, le même Cuntze dictus Gemechelich de Vinhege est encore mentionné dans une charte latine. En 1362, Gertrude, fille de Dietrich Knebel de Vinhege, se fit recevoir à l’hospice d’Obernai et fit don à cet établissement de nombreux biens, dont plusieurs payaient des rentes foncières à la fabrique de l’église de Vinhege. Parmi ces biens se trouvait un champs situé im Lutzelnvelde im Banne zu Ehenheim; or, ce canton faisait partie de la banlieue de Finhey, et puisque dans ce titre il est dit situé dans la banlieue d’Ehenheim ( Obernai ), on peut conclure qu’à cette époque la fusion des deux banlieues était déjà une réalité. En 1370 figure un Chunen Henselin der alte von Vinheg ein Bürger von Obern Ehenheim. En 1371, il est question d’un Claus Stolle von Vinhege et d’une rente foncière payable à la fabrique de l’église de Finhey ( zu Selgerete gen Vinhege ). En 1380, Volen Lauwelin von Vinheg fut reçu bourgeois à Obernai. Un titre de 1395 mentionne les héritiers de Cunen Henselin de Vinhege. Le registre des fondations obituaires de l’église paroissiale d’Obernai, qui remonte au quatorzième siècle, mentionne les deux décès suivants : Obilt Conradus dictus Stirn de Vinhege; obiit Joannes distus Stolle de Vinhege. Parmi les rentes affectées au premier de ces anniversaires, figurent celles qui étaient à prélever sur une cour située dans le village ( de curia sita in Vinhege ). Il est à remarquer que c’est dans le canton voisin de Heywiller que la tradition place l’emplacement du village de Finhey, et c’est là, en effet, qu’on a déjà trouvé de nombreux vestiges d’anciennes fondations. Dans un titre de 1286, il est question de biens situés in thiefen wege ze Hegewilre. Ce même canton figure sous le nom de Hegenwyler et Hegewiler dans les titres du quatorzième et du quinzième siècle.
L’ÉGLISE PAROISSIALE DE FINHEY. Seule l’église paroissiale de Finhey continuait à subsister. Elle est mentionnée dans un titre de 1362 mais on en connaît ni le patron ni l’emplacement. Pendant les fréquents troubles des XIVème et XVème siècles, la ville d’Obernai se servait du clocher de l’église comme tour de vigie. Aussi continuait-elle, après l’abandon du village par ses habitants, d’entretenir le sanctuaire. D’après les additions faites, au temps du roi Sigismond de Hongrie ( 1387 - 1437 ), empereur romain germanique ( 1411 - 1437 ), au Pfründeverzeichnis de 1371, un certain Johans Gehe était chapelain de Finhey Kaplan zu Vinhege “. La tradition locale situe l’emplacement du ci-devant village de Finhey dans le canton voisin de Heywiller de nombreux vestiges d’anciennes fondations ont été découverts. Dans un parchemin de 1286, il est déjà question de biens situés im tiefen wege ze Hegewilre “. ce nom de canton figure souvent sous la dénomination de Hegenwyler et de Hegewiler dans les titres des XIVe et XVe siècles. D’après l’État ecclésiastique de 1454, dressé par Grandidier, l’église de Finhay faisait partie de l’archiprêtré d’Obernai ou du Mont des Frères et relevait de la paroisse d’Ingmarsheim près d’Obernai à titre de chapellenie ou de vice-plébanat. Dans le rôle des impôts diocésains de 1542-1543, l’église de Finhey figure comme une chapelle annexe du primissariat d’Oberkirch cappala annexa primissarie in Oberkirch et fut imposée pour quatre shillings = 8,60 francs-or. D’après le rapport officiel, adressé à l’intendant, Jacques de la Grange ( 1673 - 1698 ), l’église de Finhey existait encore à l’époque. Mais les documents de la fin du XVIIème siècle nous apprennent que l’église de Finhey n’était plus desservie depuis de longues années et que les nobles d’Oberkirch qui en avaient la possession, l’ont fait démolir. Cependant, à l’encontre de Bacquol-Ristelhuber, de M. Humm et de M. Braun, je suivrais plutôt avec Gyss et Straub la tradition locale du site du village de Finhey dans le lieu-dit voisin de Heywiller où, du reste, de nombreux vestiges d’anciennes fondations ont été découverts. De plus, il est question, dans un titre de 1286 des biens situés im tiefen wege ze Hegewilre “; et dans des chartes des XIVème et XVème siècles ce même lieu-dit figure sous le nom de Hegenwyler et de Hegewiler : Finhay ou Finhey ( Finhege ) serait donc à identifier avec Heywiller ou Hegewiler.